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Histoire du musée TL

L'histoire du musée

Le musée hier...

vue ancienne du Palais de la Berbie

En 1905, la loi de séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat permet de transformer le Palais de la Berbie, résidence des archevêques, en musée.
Les galeries Toulouse-Lautrec sont inaugurées au Palais de la Berbie en 1922 grâce au legs exceptionnel du comte et de la comtesse de Toulouse-Lautrec.
Le Musée Toulouse-Lautrec est aujourd’hui l’ambassadeur de la ville d’Albi et accueille chaque année près de 175 000 visiteurs, ce qui le place parmi les premiers musées de province. Avec un ambitieux programme de restructuration mené de 2001 à 2012, il affirme sa place parmi les grands musées contemporains.

... aujourd’hui

Les travaux de rénovation ont permis au musée :

  • de proposer une nouvelle approche des collections grâce à un parcours didactique avec une muséographie claire et élégante ;
  • de répondre à ses missions scientifiques et culturelles avec la création :
  • - d'un auditorium de 156 places permettant la tenue de conférences et colloques. Deux films consacrés à la vie et à l’œuvre de Toulouse-Lautrec y sont diffusés tous les jours,
    - d'une salle d’exposition temporaire de 470m2, complétée par trois petits cabinets et une galerie de présentation d’œuvres de petit format sous la terrasse de Bernis.
    - d'une salle consacrée aux ateliers pédagogiques qui accueille des animations pour les enfants, les groupes scolaires et des cours pour les adultes,
    - d'un grand centre de documentation.
  • d'améliorer l'accueil et les services rendus au public avec la mise en place d'un vaste espace d'accueil dans la salle Choiseul, d'une boutique et de vestiaires,
  • d'accroître l'accéssibilité pour tous les publics à l'ensemble des salles avec la réalisation de deux ascenseurs.

Musée Toulouse-Lautrec - salles récemment aménagées

Le nouveau parcours muséographique

Toulouse-Lautrec, un musée, une oeuvre

Le parcours consacré à Toulouse-Lautrec propose sur deux niveaux :

  • une découverte chronologique de l'oeuvre, tableaux de jeunesse, chevaux, paysages de la propriété familiale de Céleyran, études d'atelier illustrant les premières étapes de sa formation jusqu'aux oeuvres tardives;
  • une approche thématique :
    • les portraits : sa mère, la comtesse Adèle, son ami, Maurice Joyant, ses proches, images mettant en évidence la capacité du peintre à saisir la vérité d’une physionomie ;
    • les maisons closes : monde féminin où Lautrec capte les attitudes quotidiennes, les gestes simples et intimes, avec la toile majeure, Au Salon de la rue des moulins (1894) synthèse de son travail sur la prostitution ;
    • la nuit parisienne et ses stars (Yvette Guilbert, Jane Avril, danseurs et acteurs de théâtre).
  • une mise en évidence des qualités de coloriste du peintre grâce à une muséographie sobre et raffinée au service des œuvres, permettant d’apprécier par la somptuosité des couleurs vibrantes de l’Anglaise du Star, l’intensité des rouges et des verts du portrait de Gabriel Tapié de Céleyran, son cousin germain, ou le clair-obscur de la Modiste, mais aussi l’arabesque nerveuse et élégante de son trait,
  • une analyse de sa technique lithographique et de son processus créatif avec la présentation  de l’ensemble des 31 affiches réalisées par Toulouse-Lautrec conjointement et pour la première fois, avec études, dessins préparatoires ou premiers tirages, mais aussi d’un choix régulièrement renouvelé de lithographies accompagnées, pour certaines, des pierres lithographiques.

De récentes acquisitions qui ont enrichi cette collection de référence grâce aux fonds du FRAM, au mécénat et aux dons de la Société des Amis du musée, constitueront une découverte supplémentaire.

Le Palais épiscopal

Approfondir la connaissance de son architecture

La restructuration du musée a nécessité des interventions sur le bâti du Palais de la Berbie permettant des découvertes majeures pour la connaissance patrimoniale du lieu. Ces découvertes vont être restituées au public :

• Dans le donjon Saint-Michel
un pavement de la fin du XIIIe  siècle qui se trouvait sous une couche de rem- blais sous les sols existants a été dégagé. Il s’agit de carreaux émaillés posés en deux registres carrés, le tapis le plus important étant entouré de carreaux histo- riés à motif de castille (château à trois tours) et Croix de Toulouse. L’importance de sa superficie (90 m²), sa conservation dans sa composition d’origine, font de ce pavement, en dépit de l’usure de la surface, un élément qui illustre l’état initial du monument ;

des vestiges de peintures murales d’époques successives ont également été dégagés.
Cette vaste salle d’assemblée sera visible en l’état, dans une mise en valeur strictement archéologique, comme un témoignage majeur d’une salle d’apparat dans une architecture palatiale du XIIIe  siècle exceptionnelle.

• Dans un espace d'interprétation
seront exposés les découvertes archéologiques, les éléments de charpente ou de décor ancien mis au jour, ainsi que des objets et documents concernant les carreaux de terre cuite vernissée au XIIIe  siècle dans le Sud de la France ;
l’étude générale du Palais et de son évolution architecturale, ainsi que l’histoire des évêques seront présentés à l’aide d’une maquette et d’images sur une borne interactive.

• Dans une galerie dédiée à la cité épiscopale
présentation du matériau qui caractérise la cité d’Albi, la « brique foraine », et évocation de l’histoire de la cité du Moyen-Âge jusqu’à nos jours, ainsi que de la topographie du groupe épiscopal aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.